Un rapport sur la rentabilité de l’agriculture urbaine professionnelle
L’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont publié, en janvier 2025, une étude sur l’agriculture urbaine professionnelle. Si ce secteur a fait l’objet d’investissements importants ces dernières années, il apparaît que sa rentabilité est difficile à objectiver. Ces activités recouvrent en effet des systèmes économiques et productifs très variés et les données sont souvent manquantes. La plupart des fermes recourent à des hautes technologies. Il s’agit le plus souvent de structures closes dont l’environnement est très contrôlé, 50 % étant des « fermes verticales ». Les plus rentables, qui sont aussi les plus représentées, produisent des végétaux feuilles (ex. salades), des herbes aromatiques et des micropousses. La consommation énergétique est un enjeu important pour ces exploitations. Elle représente un tiers des coûts de production, toutefois loin derrière la main-d’oeuvre (figure), et l’énergie non verte pèse sur leur bilan environnemental. Les coûts liés à l’eau sont quant à eux très faibles, par comparaison avec les fermes de plein champ.
Coûts de production comparés des fermes verticales et des fermes de plein champ, aux États-Unis
Source : FAO-BERD à partir de Rutgers Business Review
Source : FAO


