Impacts d’une alimentation saine et durable sur le bilan GES des sols agricoles
La revue Agricultural Systems a publié, en mars 2025, un article qui estime l’influence qu’aurait l’adoption du régime EAT-Lancet (référence en matière d’alimentation saine et durable) sur le bilan net des gaz à effet de serre (GES) des sols agricoles (figure). Le Danemark est pris comme cas d’étude. À l’horizon 2100, l’adoption de ce régime par la population conduirait à une perte de carbone des sols et à une augmentation des émissions de protoxyde d’azote. Cela s’expliquerait par la hausse de la fertilisation minérale (en remplacement des effluents d’élevage) et par la mise en culture de prairies permanentes. Ces résultats présentent d’importantes variations d’une région à l’autre du Danemark. Dans tous les cas, ils confirment l’impact climatique global positif d’une végétalisation de l’alimentation, les émissions évitées excédant largement celles générées par l’adoption du régime EAT-Lancet, lorsque l’on considère à la fois les émissions de GES des sols et celles de l’activité agricole et d’élevage.
Changements de productions agricoles au Danemark en fonction de l’adoption progressive du régime EAT-Lancet
Source : Agricultural Systems
Source : Agricultural Systems


