Recommandations des scientifiques lors du sommet One Health
Lors du sommet One Health (OH) d’avril 2026, à Lyon, les scientifiques ont rappelé l’importance d’une gouvernance globale et des approches interdisciplinaires sur les questions de santé. Plusieurs thèmes ont été traités : surveillance des maladies émergentes, lutte contre la résistance aux antimicrobiens, durabilité des systèmes alimentaires, etc. Le développement d’une approche OH de la pollution par les produits chimiques et les plastiques a été abordé. Les spécialistes recommandent que la toxicité de ces produits soit évaluée avant leur incorporation aux chaînes de fabrication, selon l’approche « sûr et durable dès la conception » (Safe and sustainable by design), et que ces données figurent dans une base mondiale commune. Ils suggèrent aussi d’estimer les risques de pollution dans le cadre d’un « exposome OH » (ensemble des expositions d’un individu à des facteurs environnementaux pouvant influencer sa santé). Celui-ci permet, pour un polluant donné, de caractériser ses conséquences sur les santés animale, végétale et environnementale, qui sont interconnectées. La pollution chimique affecte aussi les pathogènes (parasites, bactéries, virus, etc.) et, par extension, modifie les caractéristiques des maladies qu’ils provoquent. Selon les spécialistes, l’étude des exposomes nécessite de nombreuses données récoltées internationalement et ses méthodes devraient être uniformisées.
Franck Bourdy, Centre d’études et de prospective
Source : Anses, Cirad



