De fortes inégalités femmes/hommes dans les systèmes agroalimentaires
Plus de 10 ans après la parution du rapport Femmes en agriculture, la FAO publie un nouveau rapport sur les inégalités entre les deux sexes, en élargissant le périmètre aux secteurs connexes (forêt, pêche et aquaculture, industries et commerces alimentaires, etc.). Les progrès réalisés en matière de statistiques genrées ont permis de mesurer les caractéristiques du travail des femmes, leur accès aux ressources, l’évolution des réglementations, la réduction des discriminations, l’impact différencié des chocs économiques, sanitaires et climatiques.
Le constat d’ensemble est sévère : 36 % des femmes travaillent dans les systèmes agroalimentaires pour des rémunérations inférieures de 18 % à celles des hommes, dans des conditions plus précaires et plus difficiles (figure ci-dessous). Ces écarts dépassent les différences structurelles de l’emploi et de l’activité. L’accès aux moyens de production (terre, irrigation, semences, bétail) et au conseil reste difficile, alors que l’écart en matière d’utilisation des nouvelles technologies s’est réduit, via la téléphonie mobile.
Type d’emplois occupés par les hommes et les femmes en agriculture (gauche) et dans les systèmes agroalimentaires (à droite)
Source : FAO
À partir d’expériences réussies visant à réduire les inégalités femmes/hommes, la FAO propose plusieurs voies d’amélioration. Le défi est important puisque parvenir à l’égalité (en matière d’accès aux facteurs de production, de conditions de travail, de revenu, de formation, etc.) permettrait d’accroître le PIB de 1 % et de réduire l’insécurité alimentaire de 2 %.
Source : FAO


