Défis liés à la main-d’œuvre agricole au Japon
Un rapport du Norin Chukin Research Institute (NRI) d’avril 2026 analyse les grandes évolutions de la main-d’œuvre du secteur agricole japonais. Le vieillissement et la pénurie d’actifs pourraient avoir demain un impact sur la productivité. Le nombre d’actifs agricoles a déjà diminué et leur répartition par filières et par types d’emplois s’est modifiée. De même, de 1 679 000 en 2010, le nombre d’exploitations a baissé de moitié pour atteindre 828 000 en 2025. En parallèle, le travail salarié a doublé en quarante ans. Cette évolution traduit le recul du modèle d’exploitation familiale à un actif, avec des employés saisonniers et en temps partiel – souvent issus de la famille –, au profit d’entreprises collectives qui emploient de la main-d’œuvre toute l’année et ont de plus en plus recours à des salariés étrangers. Ce déclin des exploitations familiales entraîne une baisse de l’emploi issu des communautés rurales et une disparition progressive du tissu local construit autour de l’activité agricole.
Si des productions se sont développées, comme l’élevage industriel, d’autres ont chuté au cours des quinze dernières années, pâtissant des importations et confrontées au manque de main-d’œuvre : mandarines, légumes et riz, ce dernier étant souvent cultivé dans des exploitations familiales à un actif.
Diane Bigot, Centre d’études et de prospective


