Tensions à venir sur la ressource en eau, liées à l’irrigation

En juin 2025, le Haut-commissariat à la stratégie et au plan a publié une note  confrontant des projections de demande en eau, pour différents usages, à celles de la ressource disponible en 2050 (étude Explore2). À cet horizon, dans un scénario tendanciel, 88 % du territoire français connaîtra des tensions pour les prélèvements l’été, et 57 % des « tensions sévères ». La mise en œuvre de restrictions serait probable sur la quasi-totalité du territoire, particulièrement dans le Sud-Ouest et le Sud-Est pour l’irrigation agricole. Les prélèvements et consommations liés à cet usage devraient beaucoup augmenter, tandis que la ressource diminuera. Ainsi, en 2050, plus de 85 % du bassin de l’Adour-Garonne devraient être en situation de tension sévère, l’été, en matière de consommations (figure). La situation hydrique se dégradera également en hiver. Par ailleurs, les conflits d’usage seront aggravés par la détérioration de la qualité de l’eau, qui réduira encore la quantité disponible.

Nombre de mois où la situation hydrique s’aggraverait, d’ici à 2050, pour trois scénarios d’usage
Source : Haut-commissariat à la stratégie et au plan
Lecture : à l’horizon 2050, dans le scénario tendanciel, la situation hydrique en matière de consommation d’eau (part de l’eau prélevée qui est évapotranspirée) s’aggrave presque toute l’année (entre 10 et 12 mois) sur une grande partie du territoire, y compris dans le bassin versant de l’Adour (flèche noire). La situation se dégrade également dans les scénarios « politiques publiques » (mise en place d’un ensemble de politiques, en lien direct ou non avec l’eau) et « rupture » (sobriété dans les usages de l’eau), mais moins fortement dans ce dernier cas.

Source : Haut-commissariat à la stratégie et au plan

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