Le Center for Study of Science, Technology and Policy (CSTEP)
Fondé en 2005, le Center for Study of Science, Technology and Policy (CSTEP) est un think tank indien dont l’objectif est d’éclairer la décision publique en combinant démarche scientifique et analyse des enjeux politiques. L’organisme est financé par des subventions gouvernementales ainsi que par des dotations de fondations nationales et internationales, émanant notamment du secteur industriel. Il intervient dans les domaines de l’énergie, de l’eau, du climat, de la durabilité environnementale, des infrastructures urbaines et des technologies émergentes. Les travaux du CSTEP sont à destination des gouvernements des États indiens mais aussi de l’État fédéral. Ils mettent en avant les solutions technologiques comme principale réponse aux problèmes de développement.
En avril 2025, le CSTEP a notamment publié un rapport sur la capacité de l’agriculture de l’Odisha, un État côtier de l’est de l’Inde, à faire face aux effets du changement climatique. En utilisant le cadre d’évaluation des risques climatiques du GIEC, les auteurs ont estimé les risques que font peser les sécheresses, les inondations, les vagues de chaleur et les cyclones tropicaux sur l’agriculture. Pour chacun de ces aléas, ils ont produit des cartes d’estimation du niveau de risque (figure). Ce travail doit permettre aux pouvoirs publics d’identifier les districts prioritaires, dans lesquels réaliser des interventions ciblées. Ils considèrent ainsi que les régions du sud sont les plus exposées à la sécheresse, ce qui nécessiterait selon eux d’y soutenir le développement de l’irrigation, des pratiques de conservation des sols et de l’eau, et de diversification des cultures. Dans les zones davantage concernées par les vagues de chaleur, l’adoption de variétés tolérantes est suggérée.
Estimation du risque associé aux sécheresses pour l’agriculture des districts de l’État d’Odisha
Source : CSTEP
Un article publié en janvier 2025 interroge quant à lui le lien entre productivité et émissions de méthane en élevage laitier. Le troupeau laitier indien, constitué de 126 millions d’animaux productifs, se caractérise par sa très faible productivité (environ 1 550 litres/vache/an), à l’origine d’une empreinte carbone élevée. L’auteur cite le plan lancé par l’État du Maharashtra, visant à réduire les émissions de méthane et à accroître la productivité du secteur laitier, au travers d’une modification de l’alimentation des animaux.
Mickaël Hugonnet, Centre d’études et de prospective



