Le retour à la nature en vue des temps difficiles, D. Hervieu-Léger et B. Hervieu
Sous ce titre, les Éditions de l’Aube réunissent et rééditent deux livres consacrés aux « migrations utopiques » qui, après mai 1968, ont conduit de jeunes urbains à s’installer dans des régions désertées au sud de la Loire (Cévennes, Ariège, etc.). Le premier, Le retour à la nature. Au fond de la forêt… l’État, est paru en 1978, dans la suite d’un article. Dans la préface à cette réédition, les auteurs relèvent qu’il était difficile d’envisager que le retour à la terre, marqué par de nombreux échecs (95 % de renoncements), pourrait perdurer dans les espaces ruraux, et même les redynamiser en jouant le jeu des politiques de développement rural. « On lui promettait plutôt le destin fatal de toutes les utopies, qui est d’échouer en se confrontant au réel ou de s’affadir en finissant par s’y soumettre. Pourtant, la vague néo-rurale n’a pas reflué, au contraire ». Le second livre (1983) était intitulé Des communautés pour les temps difficiles. Néo-ruraux ou nouveaux moines (voir aussi un article l’ayant précédé). L’enquête portait sur les « groupes apocalyptiques » qui se préparaient, à la campagne, à l’effondrement du capitalisme. Elle s’interrogeait sur l’émergence, dans les cercles de l’écologie radicale, de thèmes aujourd’hui banalisés (sobriété, autonomie, relocalisation, etc.).
Source : Éditions de l’Aube


