Une réévaluation à la hausse du gaspillage alimentaire au stade de la consommation finale, dans le monde

Une étude récemment publié dans la revue PLOS One propose une nouvelle estimation du gaspillage alimentaire dans le monde. Les auteurs ont, à cette fin, développé une méthodologie originale, prenant en compte l’impact du niveau de richesse des consommateurs sur leur propension à gaspiller. Elle est basée sur un modèle de détermination des besoins énergétiques et des données de la Banque mondiale, de la FAO et de l’OMS. Les résultats montrent clairement une relation entre gaspillage et niveau global de consommation (considéré comme un proxy de la richesse). Le gaspillage augmenterait donc avec la consommation, de façon très sensible pour des niveaux de richesse faibles, puis cette relation tendrait à s’atténuer pour des niveaux plus élevés. Ceci conduit à réévaluer le gaspillage alimentaire global, qui serait, selon cette étude, de 727 kcal/personne/jour (données 2011), valeur nettement plus élevée que celle précédemment estimée par la FAO à 214 kcal/personne/jour. Selon les auteurs, ces estimations de l’élasticité-richesse du gaspillage alimentaire pourraient être utilisées dans des modèles empiriques ou des projections au niveau mondial, et procurer des indicateurs mobilisables pour le suivi des Objectifs de développement durable (ODD).

Gaspillage alimentaire (kcal/jour/habitant) en 2011, simulé par le modèle pour les pays de la base de données Banque mondiale, FAO et OMS

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Source : PLOS One

Source : PLOS One

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