Coûts cachés du système alimentaire indonésien
La Food and Land Use Coalition et le World Resources Institute (WRI) Indonesia ont mis en ligne, en mars 2026, une étude estimant les coûts non visibles imputables au système alimentaire indonésien. Ils atteindraient 28,5 % à 45,4 % du PIB. Les auteurs les divisent en trois catégories : sociaux, environnementaux, sanitaires (figure). Ces derniers représenteraient 13 % à 38 % du PIB, en raison des coûts sur le système de santé de la malnutrition (sous-nutrition et obésité), de la pollution de l’air, de l’exposition aux pesticides et de la résistance antimicrobienne. S’agissant des coûts environnementaux, les auteurs soulignent le problème des pertes d’engrais dans le milieu, comme les phosphates, dont le taux est estimé à 50 %. Leur application en excès génère entre autres une eutrophisation aquatique et la prolifération d’algues toxiques, et représente un gaspillage estimé entre 180 millions et 190 millions de dollars en 2023. Le rapport préconise une réforme globale du système alimentaire indonésien, selon plusieurs axes : le soutien aux petits exploitants agricoles, la promotion de l’agroécologie, l’identification des populations les plus vulnérables aux coûts cachés, l’éducation à une alimentation plus saine.
Catégories et sous-catégories des coûts cachés du système alimentaire indonésien
Source : Food and Land Use Coalition et World Resources Institute Indonesia
Diane Bigot, Centre d’études et de prospective
Source : Food and Land Use Coalition et World Resources Institute Indonesia



