Géopolitique de l’eau douce et limites planétaires

En décembre 2025, l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) a publié une note sur la géopolitique de l’eau. Cette dernière a longtemps été dominée par la question de la répartition des volumes. Aujourd’hui s’affirme plutôt le défi de la gestion des cycles de l’eau : volatilité des flux, nouvelles temporalités, etc. Il s’agit plus d’assurer la stabilité et la continuité de ces cycles qui se dégradent que d’anticiper les pénuries. Par exemple, la déforestation en Amazonie limite les transferts d’humidité vers les plaines agricoles d’Argentine ou du Brésil, et augmente la volatilité des pluies, avec des conséquences écologiques, économiques et en matière de sécurité alimentaire. Les conflits apparents sur l’accès à la ressource, dans ces régions, sont plutôt liés à la dégradation du cycle. Pour répondre à ces défis, la note recommande de développer des dispositifs de dialogue locaux et régionaux, visant la « restauration écologique » (régénération des sols, des zones humides) plutôt que l’extension des infrastructures hydrauliques.

Source : Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS)

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