Vulnérabilité des essences de pin aux agents pathogènes
Un article publié en décembre 2024 dans Global Change Biology estime la contribution de 110 essences de pins (Pinus sp.) à la séquestration de carbone dans les forêts de l’hémisphère nord, ainsi que le risque de relargage de carbone dû aux pathogènes spécifiques à ces espèces. Ces pins représentent 18 % des stocks de carbone mondiaux. En Europe, cette proportion s’élève à presque 29 %. Selon les auteurs, le nématode du pin (B. xylophilus) est la première cause de pertes de carbone dans les zones qu’il affecte, devant les incendies. En Europe, les épidémies dues à ce nématode se limitent actuellement au Portugal. Par ailleurs, sous l’influence du changement climatique, de nouvelles crises sanitaires pourraient se produire plus au nord, notamment en raison de l’évolution des régimes de pluie. À l’horizon 2100, B. xylophilus pourrait affecter jusqu’à 78 % des forêts boréales d’Eurasie, qui sont parmi les premières contributrices au puits de carbone mondial (figure).
Évolution du risque lié au nématode du pin en Eurasie à l’horizon 2090 : proportion de surfaces forestières à risque (gauche) et puits de carbone menacés (droite)
Source : Global Change Biology
Lecture : l’histogramme de gauche représente la proportion (%) de forêts de pins à risque à différents horizons temporels, en raison des invasions de nématode. L’histogramme de droite indique les capacités de stockage de carbone correspondantes. Le scénario considéré est le SSP585.
Source : Global Change Biology


