Aide alimentaire et équilibre nutritionnel

Le rapport de la deuxième étude sur l’alimentation et l’état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire (ABENA) a été publié. Cette étude, fondée sur des enquêtes effectuées en 2011-2012, permet de constater les évolutions depuis la première étude ABENA de 2005. Elle a été effectuée, dans ce dessein, sur les mêmes zones urbaines que la précédente : Paris, Marseille, le grand Dijon et la Seine-Saint-Denis, avec l’ajout par rapport à la première étude de deux départements très urbanisés : les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

S’il y a une amélioration pour certaines maladies carentielles comme l’anémie, il y a en revanche aggravation des cas d’obésité et d’hypertension artérielle chez un nombre non négligeable de bénéficiaires. Ainsi l’obésité a-t-elle été constatée chez 28% des bénéficiaires de l’aide alimentaire, ce taux atteignant 35% chez les femmes.

II apparaît que l’adéquation de l’aide alimentaire avec les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) n’est pas encore optimale, bien que des efforts aient été faits depuis la précédente enquête, notamment pour ce qui concerne les apports en fruits et légumes.

Le taux d’hypertension artérielle, particulièrement élevé (48,5% des hommes et 39% des femmes), peut également être lié aux conditions sociales des bénéficiaires de l’aide alimentaire. C’est pourquoi le renforcement du suivi médical des populations concernées est une des recommandations de l’étude.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Sources : Etude ABENA

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