Fraudes alimentaires sur les produits à forte valeur ajoutée en Grèce

Un article paru dans Sustainability, en février 2026, présente les réponses à un questionnaire de 122 inspecteurs grecs des autorités de contrôle alimentaire sur leur expérience de la fraude alimentaire. Le système de contrôle en Grèce est aligné sur le cadre normatif européen et est régi par une gouvernance à plusieurs niveaux : autorités centrales, unités régionales, laboratoires officiels. L’étude montre que l’efficacité des contrôles pâtit de la complexification de la chaîne agroalimentaire. Elle dépend aussi des capacités institutionnelles (bases de données à jour, protocoles de données normalisées, etc.) et de la formation des inspecteurs au niveau local. Leur perception de la fraude alimentaire est variable (figure). L’interprétation qu’ils en font et leur éthique personnelle modulent la façon dont ils appliquent les règles de signalement. Selon les auteurs, encore peu utilisée, l’IA permettrait d’analyser plus de données et d’anticiper les risques sur les produits vulnérables via le machine learning, mais elle resterait un complément à l’expertise humaine.

Typologie des fraudes selon les inspecteurs (en %)

Source : Sustainability
Lecture : 74,6 % des inspecteurs interrogés considèrent que l’absence d’origine sur un produit constitue une fraude alimentaire. 21,3 % pensent que la vente de produits volés en est une.

Par ailleurs, l’étude confirme que les produits à forte valeur ajoutée (olives ou huile d’olive, miel, produits AOP, IGP ou AB, etc.) sont les plus touchés par les différentes fraudes : plus chers sur les marchés, la falsification de leurs documents de traçabilité ou des étiquetages permet d’augmenter les gains. Les auteurs rappellent que ces fraudes entraînent une perte de confiance des consommateurs envers la sécurité sanitaire des aliments et l’authenticité des produits, surtout labellisés.

Diane Bigot, Centre d’études et de prospective

Source : Sustainability

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