Mondialisation et recomposition des chaînes de valeur : le cas de la banane ivoirienne
Un article paru dans EchoGéo en septembre 2025 explore les recompositions de la filière banane dessert en Côte d’Ivoire et son inscription dans les flux d’échanges internationaux (figure). Premier exportateur africain et cinquième fournisseur de l’Europe (5 % du marché), le pays a dû s’adapter aux exigences de standardisation des produits et à la concurrence des géants latino-américains (ex. Équateur) et asiatiques (ex. Philippines). Les auteurs analysent l’intensification du modèle productif, les contraintes logistiques (ex. moins de 24 h entre la coupe et la réfrigération, fret sous atmosphère contrôlée) et les exigences de qualité à l’aval (ex. échelles colorimétriques). Ils montrent que quelques grands groupes européens verticalement intégrés dominent ce marché. C’est le cas de la Compagnie Fruitière, entreprise française qui contrôle la production de plants in vitro, la culture de 60 % des fruits exportés, la logistique maritime, portuaire et routière, ainsi que 22 sites de mûrisserie en Europe. Néanmoins, une diversification vers des marchés secondaires ouest-africains semble en cours.
Les trajectoires de la banane ivoirienne
Source : EchoGéo
Source : EchoGéo



