Identification du mode d’action d’un néonicotinoïde sur l’immunité des abeilles

La mortalité des colonies d’abeilles est documentée depuis une dizaine d’années (voir un précédent billet) et les liens avec l’utilisation des pesticides, notamment les néonicotinoïdes, ont été mis en évidence. En particulier, l’exposition indirecte à l’imidaclopride altère la fertilité et la survie des abeilles (voir une note antérieure). Dans le numéro de mars 2025 de la revue Science of The Total Environment, des chercheurs étudient le mécanisme d’action de ce néonicotinoïde et de l’amitraze (acaricide) sur la physiologie des abeilles domestiques. Ils montrent qu’en présence de composants bactériens ou fongiques, l’exposition à ces molécules (isolées ou en combinaison) altère l’activité enzymatique antioxydante dans les hémocytes des abeilles. Cette interaction pesticides-microbes fragilise les abeilles en cas d’infections et montre la nécessité d’élargir le champ d’évaluation des pesticides à ces modes d’action complexes.

Source : Science of The Total Environment

 

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