Le gouvernement écossais entreprend de moraliser le commerce des animaux exotiques

Richard Lockhead, Cabinet Secretary for Rural Affairs and the Environment du gouvernement écossais, a récemment diligenté un examen des modalités de commerce des animaux exotiques sur son territoire. Il a commissionné à cette fin des organisations vétérinaires, des biologistes et des organismes de protection animale, parmi lesquelles l’association OneKind.

Le marché européen des animaux exotiques concerne actuellement des millions d’animaux sauvages importés chaque année, répartis entre plus de 1 000 espèces (mammifères, oiseaux, invertébrés, reptiles et amphibiens, poissons). Si une grande partie de ce commerce est destinée aux parcs zoologiques, il existe également un marché, parfois illégal, touchant les particuliers. En effet, le choix d’un animal de compagnie d’origine exotique est une tendance constatée dans les pays occidentaux.

L’importation de ce type d’animaux peut constituer une menace à plusieurs niveaux : pour la santé et le bien-être de ces animaux, dont les besoins physiologiques ne sont pas forcement pris en compte par leurs propriétaires, mais aussi pour les animaux domestiques autochtones et la santé humaine.

Il apparaît de ce fait important de renforcer les mesures prévues par la législation actuelle, notamment en ce qui concerne le commerce d’animaux non-domestiques sur Internet, lequel échappe souvent aux contrôles et propose, avec peu de garanties, une gamme d’animaux exotiques très divers (singes, hérissons pygmées, ratons laveurs, iguanes, caméléons, tortues, boas, pythons, etc.). Ainsi, alors que le dispositif actuel repose sur des listes négatives d’espèces interdites, définies notamment par la Convention de Washington, l’association OneKind propose de fixer une liste positive des animaux pouvant être détenus comme animaux de compagnie.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : The Scottish Government

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