Résultats de l’étude nationale sur l’exposition aux pesticides des riverains de zones agricoles

L’Anses et Santé publique France ont rendu publics, en septembre 2025, les résultats de leur étude « Pestiriv », initiée en 2019, avec collecte des données sur le terrain en 2021-2022, et élaboration des conclusions et recommandations par les groupes d’experts en 2025. Cette étude, de portée nationale, visait pour la première fois à mesurer, en conditions réelles, la contamination environnementale et l’imprégnation biologique aux produits phytopharmaceutiques des personnes vivant à proximité de parcelles cultivées. Pour ce faire, des échantillons de cheveux et d’urine ont été prélevés, les poussières et l’air des habitations ainsi que l’air ambiant ont été analysés, mais aussi les fruits et légumes des potagers. Toutes les filières ne pouvant être explorées conjointement, la viticulture a été retenue, du fait de l’intrication importante des vignobles avec l’habitat et du recours élevé aux traitements phytosanitaires, tant en quantité qu’en nombre de passages. 56 substances ont été recherchées chez près de 2 000 adultes et plus de 700 enfants, dans 265 zones de six régions viticoles.

Les résultats sont robustes pour les différents échantillons analysés et cohérents avec ceux d’études réalisées dans d’autres pays. Ils montrent que les riverains de zones viticoles sont plus exposés aux produits appliqués que les personnes plus éloignées, de surcroit pendant les périodes de traitement. Les deux établissements publics recommandent, en premier lieu, de réduire les traitements au strict nécessaire et de diminuer leur dispersion, notamment en mettant en œuvre la stratégie Ecophyto 2030 de manière ambitieuse (figure).

Facteurs d’exposition aux pesticides en zones viticoles : pratiques agricoles, contacts avec l’environnement et gestes du quotidien
Source : ANSES et Santé publique France

Sources : ANSES et Santé publique France

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