L’European Forest Institute (EFI)

EFI.jpg

Initié par la recherche forestière finlandaise, en pointe au plan européen, l’European Forest Institute (EFI) a été créé en 1993 par douze organismes européens de recherche forestière, afin de bâtir un réseau sur les questions forestières s’appuyant sur des moyens dédiés. Basé à Joensuu, au cœur de l’université de Finlande orientale, l’Institut a dès l’origine adopté trois axes de recherche : ressources ; politiques ; écologie et gestion.

Depuis cette date, l’Institut est passé d’un statut de consortium d’organismes de recherche à celui d’organisation internationale européenne, dont la convention a été ratifiée par 25 Etats européens (dont la France), représentés au sein d’un Conseil. La présidence, tournante sur trois ans, est actuellement assurée jusqu’en 2018 par l’Autriche. L’EFI regroupe désormais 115 organisations membres associées (basées en Europe) ou affiliées (situées en dehors de l’Europe), provenant de 36 pays. Ces dernières couvrent les domaines de la recherche, de l’industrie et de la propriété forestières, mais également, de manière plus large, la recherche environnementale. Le financement est assuré par l’Union européenne, les États membres et, plus modestement, les organisations membres.

S’appuyant sur ses propres équipes de recherche en Finlande ou dans ses délégations locales, et sur celles des organisations membres, l’Institut a deux pôles principaux d’activité : la recherche et l’aide à la décision en matière de politique publique forestière. Dans ce cas, l’EFI rend les travaux de recherche accessibles aux décideurs politiques (voir un précédent billet sur ce blog consacré à sa contribution à une meilleure prise en compte de la filière forêt-bois dans l’atténuation du changement climatique). L’EFI crée aussi de multiples occasions de rencontre entre recherche et politique (par exemple, journée consacrée le 6 juin dernier à la bioéconomie et ses conséquences pour la filière forêt-bois).

Visant la prise de décision sur une base scientifique, l’Institut met à disposition un grand nombre d’analyses, de données et d’outils de modélisation. Il a notamment développé un modèle de « démographie forestière », EFISCEN, dont le code source est désormais accessible. Ce modèle permet de quantifier l’impact de politiques publiques sur la surface forestière, la biomasse disponible, les flux de carbone et les services écosystémiques fournis.

Muriel Mahé, Centre d’études et de prospective

Lien : European Forest Intitute

image_pdfimage_print