Étudier la contamination des aliments par les contenants en plastique
En juillet 2026, un épisode du podcast d’Alliance Sorbonne Université, « Jusqu’à preuve du contraire », s’intéresse, avec le chercheur J.-B. Fini, à la migration possible des composants plastique des emballages dans les aliments. Les contrôles sont nombreux mais pour une partie de ces composants autorisés (ex. certains antioxydants), les impacts sur le système endocrinien n’ont pas été estimés. Leur utilisation quotidienne et les effets d’accumulation de petites doses dans l’organisme posent donc question. Des projets voient le jour pour estimer l’innocuité des contenants alimentaires, comme PoLySafe, financé par l’Agence nationale de la recherche et co-porté par plusieurs équipes de scientifiques. Ces derniers examinent les solutions, comme la cellulose, qui pourraient se substituer au plastique dans les restaurants scolaires. Les résultats montrent que le verre et l’inox ne perturbent pas le système hormonal, alors que des molécules présentes dans le plastique et la cellulose ont parfois un impact, sans que les causes de celui-ci aient pu être déterminées. Le chercheur invite à inverser le processus actuel : plutôt qu’autoriser la migration de composants en quantité limitée, il faudrait prouver leur innocuité avec les outils existant aujourd’hui.
Diane Bigot, Centre d’études et de prospective
Source : Alliance Sorbonne Université
